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LA LIBERTÉ EN CHRIST

 

Sauf indications contraires, toutes les références bibliques sont tirées de la LSG.

 

 

« Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Ils lui répondirent : Nous sommes la postérité d'Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne ; comment dis-tu : Vous deviendrez libres ? En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Or, l'esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils y demeure toujours. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. »

Jean 8: 31-36

 

 

LES PAROLES du texte ci-dessus ont été prononcées par Jésus, soit le huitième jour de la fête des Tabernacles (« des tentes »), soit le jour suivant, le neuvième jour (Jean 7: 2-3 ; Jean 7: 14, 37 ; Jean 8: 20), par conséquent en automne, six mois avant Sa crucifixion. La tradition affirme qu’Il a parlé près du perron du Temple, appelé la Cour des Femmes. Considérons ces versets un à un :

 

31a : « aux Juifs qui avaient cru en lui. . .

 

Jésus s'adressait probablement à un public mixte : d'abord à ses douze apôtres ainsi qu’à d’autres disciples ; ensuite, à divers croyants juifs, peut-être comme Nicodème ; et troisièmement à ses opposants, tels que les scribes et les pharisiens. Il semblait se concentrer sur le second groupe, car il était temps de présenter quelques vérités avancées, de séparer et de préparer ceux qui pourraient devenir Ses disciples de ceux qui se retireraient.

 

31b : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ;

Le mot-clé est « si », car le disciple est un élève du Maître, celui qui est devenu de Christ en passant par la repentance, la foi en Christ et la consécration à la volonté de Dieu. Jésus met la distinction entre les vrais disciples, « vraiment mes disciples », et ceux qui gravitaient autour de Lui.

 

32a : . . . vous connaîtrez la vérité. . .

Que signifie « connaître la vérité » ? La Bible utilise plusieurs expressions synonymes : « Vous les connaissez et vous vous établissez dans la vérité présente » (2 Pierre 1: 12) ;  « étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous, » (1 Pierre 3: 15) ; « à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints » (Jude 3). « Connaître la vérité » implique que le disciple du Christ possède une compréhension de la Parole de Dieu, qu’il y croit et la transmet aux autres. Dans le sens le plus complet, cela signifie produire les fruits de la justice, comme la paix, la joie, l'amour, la douceur, la foi et la patience (2 Corinthiens 9: 10 ; 2 Pierre 1: 5-9).

 

32b : . . . et la vérité vous affranchira. »

La Parole de Dieu est une puissance libératrice partout où elle va. Elle tend à briser la superstition, à dissiper l'ignorance et à libérer les peuples. Nous le voyons par exemple, dans l'histoire de la Grande-Bretagne et des États-Unis qui, sous l'influence du christianisme, ont favorisé l'éducation et la liberté religieuses pour leurs citoyens. Sur le plan personnel, la Parole de Dieu nous libère de la condamnation du péché, de la superstition et de la crainte anxieuse. Elle agit dans le cœur pour élever notre caractère, cultivant les qualités positives de l'humilité, de la patience, de la générosité et l'esprit de joie.

 

33 : «  Ils lui répondirent : Nous sommes la postérité d'Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne ; comment dis-tu : Vous deviendrez libres ? »

Avant l'affirmation de Jésus que « la vérité vous affranchira (libérera) », les Juifs qui s’intéressaient étaient de son côté. Ils « étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4: 22). Mais la réponse qu’ils Lui firent a révélé leur fierté nationale. Leur sentiment de supériorité n’aimait pas l'idée qu'ils pourraient être rendus plus libres qu'ils ne l'étaient déjà. Si Jésus avait dit : « Vous qui êtes libres, étant mes disciples, bénirez les nations, et vous les délivrerez du joug de la servitude », la foule aurait crié son approbation. Mais suggérer qu'ils n'étaient alors pas libres les mit en colère. Leur point de vue était le suivant : Comment pourrions-nous jamais considérer cet homme comme notre Messie alors qu'Il parle avec tant de légèreté de notre nation et nous dit que nous sommes dans la servitude ? Ils prétendaient être libres parce qu'ils étaient descendants d’Abraham.

 

34 : «  En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. »

Jésus est allé directement à l'essentiel en déclarant que quiconque commet le péché est esclave du péché, et donc n'est pas vraiment absolument libre. Ses paroles touchèrent le cœur de ceux qui étaient bien disposés, mais elles irritèrent davantage la majorité.

 

Comment le monde est-il devenu esclave du péché ? Le péché de désobéissance du Père Adam a rompu l'alliance qu'il avait avec son Créateur. Dieu l'a alors condamné à mort. Les descendants d'Adam ont hérité de son péché et de la condition mourante. Les « véritables disciples » voulaient vraiment faire le bien, mais n’y parvenaient pas. Ils voulaient vivre en harmonie avec la loi de Dieu mais ne le pouvaient pas, et ils reconnurent qu’ils étaient les esclaves du péché. Quand Jésus leur a donné la Vérité, ils l'ont comprise comme la façon d'accomplir l'esprit de la Loi et de devenir libres.

 

Mais la majorité des Juifs a rejeté Christ comme le canal de la liberté — le seul « nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4: 12). Ironiquement, Jésus leur a offert une liberté par la foi telle que celle que possédait leur père Abraham — une foi en dehors de la loi juive — mais la plupart des Juifs ne pouvaient pas comprendre cela. Ils Le haïssaient parce qu'Il parlait de vérité (Psaume 69: 4).

 

Ceux, rares, que les paroles de Jésus encourageaient, ont répondu différemment. Il n'avait pas alors expliqué en détail comment ils pouvaient obtenir cette liberté. Il devait encore mourir sur la croix en rançon pour Adam et sa postérité, être ressuscité, monter au ciel et là, présenter le mérite de Son sacrifice à Dieu. Ce ne fut pas avant la Pentecôte, quand le Saint Esprit éclaira les disciples en attente, qu'ils eurent une compréhension plus profonde de Ses paroles et du plan du salut.

 

35: « Or, l'esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils y demeure toujours »

Israël selon la chair était une maison de serviteurs, mais parmi eux, ceux qui recevaient Jésus n’allaient pas rester dans cette condition ; par Christ, ils firent alors partie de la maison libre des fils.

 

36: « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. »

Les chrétiens peuvent parler d'eux-mêmes comme des élèves à « l'école du Christ ». Leur vie est en préparation pour tout rôle que Dieu leur réservera dans Son futur royaume sur la terre. L'esprit naturel et pécheur n'est pas en soit à l'école de Christ. C'est le nouvel esprit — la nouvelle volonté — qui profite des leçons. Nous ne devons pas nous décourager si jamais nous nous sentons comme des perdants. Même l'apôtre Paul a dit que, alors même qu'il a voulu faire le bien, il en a été incapable. Bien qu'il détestât les mauvaises tendances de sa chair déchue, il cédait néanmoins souvent à elles, tout en le sachant (Romains 7: 14-25). Comme pour Paul, notre nouveau cœur, notre nouvel esprit et notre nouvelle volonté doivent s'efforcer de réprimer nos désirs pécheurs — en emprisonnant même chaque pensée (1 Corinthiens 9: 27 ; 2 Corinthiens 10: 5).

 

Dans Galates 5: 1, l'apôtre Paul met en garde les chrétiens de Galatie contre les faux docteurs qui leur enseignaient d'observer la loi : « C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude ». Paul a soutenu qu'en régressant, ils niaient leur relation avec Christ qui les avait libérés des règles et des ordonnances de la loi.

 

L'apôtre Jacques écrit (1: 25) : «  Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'œuvre, celui-là sera heureux dans son activité ». La pensée n'est pas que nous pouvons vivre sans limites. Nous sommes plutôt sous une liberté tempérée par les principes de l'amour. En raison de cette retenue, le chrétien peut utiliser sa liberté dans le Christ d'une manière sage.

 

Encore une fois, l'Apôtre Paul dit dans Galates 6: 17: « Que personne désormais ne me fasse de la peine, car je porte dans mon corps les marques du Seigneur Jésus. » Un esclave était habituellement marqué à l'identité de son propriétaire. L'apôtre Paul a été physiquement marqué des flagellations et des coups qu'il reçut. Preuves de sa fidélité, et plus que cela, ces marques figuraient son amour sacrificiel pour Dieu et Son peuple. Ailleurs, Paul rappelle aux frères ce qu'il en coûta au Christ de les « racheter ». Ils ne devraient donc pas s'engager à suivre le caprice de l'homme (1 Corinthiens 7: 23).

 

Le Fils de Dieu est le grand Émancipateur. Il affranchit le plus pitoyable genre d'esclave de la plus oppressive sorte de servitude (celle de Satan) aux mains des plus oppressifs genres de maîtres (le péché, l’erreur, l’égoïsme, l’esprit mondain, la mort et l'enfer). Il leur donne la meilleure sorte de liberté glorieuse, celle de vouloir la volonté de Dieu, exercée d’après les mobiles, la foi, l'espérance, l'amour et l'obéissance les plus purs pour la vie éternelle, et tout cela comme don de Son amour, rendu possible par le sacrifice et le ministère le plus unique rapporté dans les annales de l'histoire du monde.

 

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