Bible Truth Examiner

Articles en Français

LA FÊTE DES TABERNACLES

 

Sauf indications contraires, toutes les références bibliques sont tirées de la LSG.

 

« Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s'écria :

Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi,

des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture. »

Jean 7: 37, 38

 

 

LES DEUX grandes fêtes juives étaient la fête de la Pâque, du 15 au 21ième jour d'Abib, ou Nisan, le premier mois, et la Fête des Tabernacles (des cabanes servant de demeures), du 15 au 22ième jour de Tishri, le septième mois. La dernière fête avait lieu aux environs du 1er octobre, mais cela variait d'année en année selon le calendrier juif, calculé sur le temps lunaire. Ces deux fêtes étaient de grandes occasions où les juifs de tous lieux se rendaient à Jérusalem pour y passer une semaine ensemble, en communion, et offrir des actions de grâces à l’Éternel en Lui faisant des vœux. La fête de la Pâque avait lieu au début de l'année ecclésiastique et la Fête des Tabernacles au début de l'année civile.

 

La Fête des Tabernacles se tenait par rapport au Jour de Réconciliation et ses offrandes pour les péchés, le 10ème jour du septième mois. Ces sacrifices typifiaient les meilleurs sacrifices de l'Âge de l’Évangile et la réconciliation définitive pour les péchés du monde entier et, par suite, l’ultime abolition de la malédiction qui demeure toujours sur l'humanité. Cette fête en automne a été instituée au moment où Israël a quitté le désert pour prendre possession de la Terre promise. Elle commémorait la vie dans le désert et l'entrée en Canaan, où il eut le privilège de jouir de son héritage et de disposer de lieux d’habitation plus importants. C'était véritablement la fête du Nouvel An et en quelque sorte, une occasion d'action de grâces pour la récolte ou la moisson de l'année (Exode 23: 16 ; Lévitique 23: 33-44).

 

Selon la tradition juive, la colonne de nuée le jour, et de feu la nuit, symbole de la présence et de la direction de Dieu, apparut la première fois à Israël le 15ème jour de Tishri. On pense que ce fut ce jour-là que Moïse descendit de la montagne et annonça au peuple que le tabernacle de Dieu devait être édifié au milieu d’eux. La dédicace du Temple de Salomon et la descente de la gloire de la Shekinah sur celui-ci, a eu lieu lors de cette fête (1 Rois 8: 1-66 ; 2 Chroniques 7: 1-22). Après le retour de l'exil, Esdras lut la loi et conduisit le peuple dans des actes de pénitence durant cette fête (Néhémie 8: 13-18).

 

 

Demeurant dans des Tentes

 

Le premier jour de la fête, des tentes (ou cabanes) étaient érigées en tous lieux — dans la cour, sur le toit des maisons, dans les rues et sur les places. Ces tentes ou cabanes étaient faites de branches d'arbres : l'olivier, le palmier, le myrte, le pin, le saule, etc. Tout Israélite devait habiter dans ces tentes pendant les sept jours de la fête, en commémoration de ces jours où leurs pères habitèrent dans des tentes semblables après leur exode d’Égypte. Toutes les distinctions de rang et de position sociale étaient mises de côté, puisque chacun vivait dans la même demeure que son voisin.

 

Chaque matin, une procession joyeuse descendait en musique au bassin de Siloé où le sacrificateur emportait de l'eau dans une cruche d'or et la déversait ensuite sur l'autel, parmi les alléluias — Psaumes 113-118.

 

La nuit, quatre chandeliers d'or, munis chacun de quatre globes en or pour éclairer, étaient situés au centre du parvis. La lumière qui en émanait était visible de toute la ville. Des hommes sélectionnés dansaient devant le peuple, tenant à la main des flambeaux allumés, chantant des hymnes et des cantiques de louange. Les Lévites, qui se tenaient sur les quinze marches conduisant au parvis des femmes dans le Temple, accompagnaient les chants avec de la musique instrumentale. (Ces quinze marches correspondent aux quinze psaumes des degrés, ou étapes — Psaumes 120-134).

 

 

Signification Symbolique de la Fête

 

L'illumination du Temple symbolisait la lumière qui devait briller à l’extérieur de celui-ci, dans la nuit sombre du paganisme. Ensuite, à la première lueur du matin, retentissaient les sonneries des trompettes d'argent des sacrificateurs, de l'armée de Dieu,  progressant au son des instruments et des cris de réjouissance, pour réveiller les dormeurs et exprimer de très solennelles protestations contre le paganisme.

 

On suppose que lors du dernier soir de la fête, lorsque la splendide lumière de cette grande illumination devait s’éteindre, Christ attira l'attention sur lui-même en disant : « Moi, je suis la lumière du monde » (Jean 8: 12), qui doit briller à toujours et illuminer non seulement le Temple et la sainte Cité, mais le monde entier.

 

Le dernier de ces sept jours de fête était appelé le Grand Jour. Pendant ce jour, toute la cérémonie d’allégresse et de réjouissance atteignait son apogée. Lors de chacune de ces sept journées, les sacrificateurs rapportaient la cruche d'or remplie d'eau, ils faisaient le tour de l'autel, disant : « O Éternel, accorde le salut ! O Éternel, donne la prospérité ! » Cependant le septième jour, ils faisaient sept fois le tour, se remémorant comment, dans des circonstances similaires, les murs de Jéricho tombèrent. Ils  anticipaient que, par l'intervention directe de Dieu, les murs du paganisme s’effondreraient devant Lui et que le monde resterait alors à découvert devant Son peuple qui entrerait pour s’en emparer. L’eau contenue dans la cruche d'or était ensuite déversée sur l'autel, semblant symboliser l'effusion du saint Esprit.

 

 

Jésus à la Fête

 

Notre texte est en rapport avec la dernière Fête des Tabernacles à laquelle notre Seigneur a assisté, juste six mois avant Sa crucifixion. Jésus a retardé Sa venue à la fête jusqu'à la dernière partie de la semaine de fête parce que Sa vie avait été menacée. Mais à Son arrivée, Il s’est rendu directement au temple. On suppose que ce fut précisément une fois que l’eau contenue dans la cruche d’or fut répandue sur l'autel, et pendant que sous la chaleur, se tenaient les multitudes probablement assoiffées, que Jésus adressa le message : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l'Écriture, des fleuves d'eau vive couleront de son ventre. »

 

Naturellement, l'invitation de notre Seigneur ne s'applique pas à la soif littérale ni à l'eau littérale, mais à diverses attentes du cœur, comme la soif de repos, de paix, de joie, de communion, etc. Seuls sont appelés durant cet Âge de l’évangile ceux qui ont une telle soif. Ils sont mentionnés dans Matthieu 5: 6 : « Heureux ceux qui ont faim et soif. »

 

L'apôtre  commenta la première partie des paroles de notre Seigneur : « Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui... » (Jean 7: 39). Personne ne pouvait être engendré de l'esprit comme fils de Dieu avant que le sacrifice en Rançon de Jésus ait été accompli, avant Son exaltation et la présentation au Père du mérite de ce sacrifice pour l’Église, et avant qu’il eût été accepté par le Père. Puis, le jour de la Pentecôte, l'esprit de filiation fut répandu sur les Apôtres et par la suite, sur tous les autres disciples admis à devenir membres du Corps de Christ.

 

 

L’Écoulement Du Fleuve

 

« Des fleuves d’eau vive couleront de son ventre [corps]. » Ces paroles n’étaient pas encore accomplies à la Pentecôte, mais le seront au cours de l'Âge Millénaire. C'est finalement de cet unique Corps que coulera le fleuve de l'eau de vie pour la bénédiction du monde entier. Notre Seigneur fait mention de cela, en disant que Sa parole jugera au dernier jour — dans le grand Jour Millénaire (Jean 12: 48). L'eau de vie représente la Vérité, et le flot d’eau de vie ou de Vérité qui sortira de la bouche du Seigneur, de la bouche de l’Église glorifiée, sera un tel fleuve, un tel courant, qu’il atteindra toutes les extrémités de la terre. La connaissance de la gloire de Dieu remplira toute la terre (Hab. 2: 14).

 

En Apocalypse 21 et 22 nous est fournie l’illustration de la figure du Corps du Christ dans la gloire. L’ensemble est dépeint comme étant la Nouvelle Jérusalem, de laquelle sort le fleuve d'eau de vie qu’évoquait notre Seigneur dans Son discours. Ce sera un grand fleuve d'eau vive, et sur chacune de ses rives seront les arbres de vie, nourris et approvisionnés par lui, portant de bons fruits, et les feuilles de ces arbres serviront à la guérison des nations.

 

Vu de cette manière, le discours de notre Seigneur illustrait succinctement les bénédictions qui échoient à ses disciples pendant cet Âge de l’Évangile, et celles qui, dans l’Âge prochain découleront d'eux pour le réconfort, la bénédiction, l’élévation et le rétablissement de toutes les familles de la terre — c’est à dire quiconque désirera puiser à ce fleuve de l'eau de vie, qui alors coulera à profusion, et auquel tous seront clairement et expressément conviés par l'Esprit et l’Épouse.

 

Retour à la page

d' Articles Principaux

Contact Us