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LA RECONNAISSANCE

 

Sauf indications contraires, toutes les références bibliques sont tirées de la LSG.

 

« Il est beau de louer (d’être reconnaissants envers) l'Éternel, et de célébrer ton nom, ô Très Haut ! D'annoncer le matin ta bonté, et ta fidélité pendant les nuits. »

Psaume 92: 1, 2

 

 

On peut définir le mot reconnaissant comme suit :

 

(1) être conscient d'un bienfait reçu et l'apprécier ; et

(2) exprimer des remerciements ou de la gratitude.

 

La reconnaissance se compose de deux parties :

 

(1) intérieure, qui s'exprime dans nos pensées et mobiles ; et

(2) extérieure, qui s'exprime dans nos paroles et actes.

 

Une reconnaissance convenable, implique donc la reconnaissance intérieure et extérieure.

 

Nous pouvons sans aucun doute identifier de nombreuses raisons d’être reconnaissants à nos semblables — parents, enseignants, employeurs, fonctionnaires, amis, voisins, étrangers, etc. Mais Dieu et Christ sont Ceux qui méritent le plus et qui devraient recevoir les plus hautes expressions de notre reconnaissance, car les bienfaits qu’Ils nous accordent sont grands et innombrables (Psaume 68: 9).

 

 

Le Contraire de la Reconnaissance

 

Le contraire de la reconnaissance est l'ingratitude, qu’on peut définir comme l’absence de sentiment ou d’expression de gratitude. L'ingratitude est tout autant inexcusable que la gratitude est admirable.

 

Dans l'Athènes antique, si un esclave était libéré, il pouvait être déclaré coupable d'ingratitude envers son libérateur et retourner en esclavage. L'ingratitude est répandue dans notre monde aujourd'hui. Saint Paul a prophétisé que « dans les derniers jours » les hommes seront « ingrats » (2 Timothée 3: 1, 2).

 

La reconnaissance envers Dieu et Christ est un élément important de la piété, qu’on peut définir comme la bienveillance reconnaissante, fondée sur le droit, que nous devons à Dieu et à Christ de tout notre cœur, esprit, âme et de toute notre force, pour le bien qu'Ils nous ont fait (Marc 12: 30). La piété est aussi la condition préalable à l'amour fraternel (amour du prochain comme soi-même) et à l'amour désintéressé (2 Pierre 1: 7).

 

 

La foi, la Base de la Piété

 

La base de la piété est la foi. Notre Seigneur donnait continuellement des leçons de foi à Ses disciples. Quand ils faisaient preuve de foi, Il les félicitait, et quand Il en percevait un manque, Il les  réprimandait. Remarquez le moment où Notre Seigneur et Ses Apôtres étaient en mer dans un navire. Une grande tempête vint alors que Jésus dormait. Ses disciples l'éveillèrent, disant : « Seigneur, sauve-nous, nous périssons. » Et Il leur dit : « Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? » (Matt. 8: 25, 26).

 

Il y eut cette scène où les disciples de Jésus ne parvinrent pas à chasser un démon qui s’était emparé du fils d'un homme. Après que Jésus eut chassé le démon, Ses disciples lui demandèrent : « Pourquoi ne pouvions-nous pas le chasser ? » Jésus répondit : « C'est à cause de votre incrédulité, ..., si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible. » (Matthieu 17: 19, 20).

 

 

La Leçon Remarquable de Notre Seigneur

 

Vers la fin de Son ministère, Notre Seigneur a insisté sur leur besoin de plus de foi, et Ses disciples ont acquiescé. Ils sont même venus à Lui disant : « Augmente-nous la foi » (Luc 17: 5). Notre Seigneur les a d'abord instruits (Luc 17: 6-10), puis Il leur a donné une démonstration pratique (Luc 17: 11-19). Considérons cette dernière.

 

La renommée de Notre Seigneur était maintenant répandue, et quand Il entra dans un village, dix lépreux vinrent à Sa rencontre. Ils avaient coutume de demander l’aumône, mais ici, ils avaient soif de guérison.

 

La lèpre est une maladie affreuse qui a pour effet que la chair se désagrège. Il était interdit aux lépreux de communiquer avec les autres, y compris leurs propres familles. S'ils entraient dans une ville, ils étaient punis de trente-neuf coups de bâton ; et si un étranger s'approchait d'eux, ils étaient obligés de crier : « Impur ! Impur ! » . Les lépreux dépendaient entièrement de la charité de leurs amis ou du public. La maladie était pratiquement incurable, sauf par miracle. Mais dans les rares cas de guérison, le lépreux devait se présenter au sacrificateur qui jugeait l'affaire, et ce n’est que s’il constatait et déclarait la guérison que le lépreux pouvait rentrer dans la société.

 

Jésus avait compassion des lépreux et leur a dit de se montrer aux prêtres. Les lépreux se sont conformés à la demande de Jésus, mais à peine s'étaient-ils éloignés qu'ils observèrent que la lèpre avait non seulement régressé, mais qu'ils étaient devenus sains. Ils se précipitèrent joyeusement vers les sacrificateurs, mais l'un d'eux ralentit, se retourna et glorifia Dieu. Il tomba ensuite aux pieds de Jésus et Lui rendit grâce. Jésus, remarquant qu'il était Samaritain et non pas de la maison de la foi juive, dit : « Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Et les neuf autres, où sont-ils ? » Puis Il lui dit : « Lève-toi, va; ta foi t'a sauvé. ». La foi des disciples a incontestablement grandi par cette manifestation remarquable.

 

 

Illustration de La Disposition de Dieu pour l'Humanité

 

Luc 17: 11-19 illustre aussi à une plus grande échelle, de grandes vérités. La lèpre illustre très bien le péché adamique, dont ont souffert le Père Adam et tous ses descendants. Le péché adamique est incurable, si ce n’est que Dieu a pris des dispositions pour la famille humaine par Notre Seigneur Jésus. Les lépreux représentent l'humanité sous la condamnation adamique. Leur demande de miséricorde à voix haute illustre la première étape de la foi, décrite dans Hébreux 11: 6 : « Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » Les lépreux allant vers les sacrificateurs pour être déclarés purifiés représentent ceux qui acceptent Jésus comme leur Sauveur, une étape de plus dans la foi qui accorde le pardon des péchés, le désir de vivre une vie juste, et la communion, l'amitié et la paix avec Dieu. Le lépreux qui a glorifié Dieu, qui tomba sur sa face aux pieds de Jésus et Lui rendit grâce, représente ceux qui font un pas de plus et consacrent leur vie à Dieu. Ils sont relativement peu nombreux.

 

Mais la consécration à Dieu n'est que le commencement. Notre gratitude envers Dieu en tant que Source, et Notre Seigneur Jésus en tant qu'Agent de toutes nos bénédictions, doit grandir. Le Psaume 116: 12 dit : « Que rendrai-je à l'Éternel pour tous ses bienfaits envers moi ? » Quand nous comparons la toute petite partie de nature humaine que nous avons consacrée à Dieu, à tous les bienfaits que nous avons reçus et que nous espérons recevoir, notre reconnaissance envers Dieu et Christ devrait se multiplier. Un jour, Saint Pierre s'adressa à Notre Seigneur et dit : « Voici, nous avons tout quitté, et nous t'avons suivi ; qu'en sera-t-il pour nous ? » Jésus lui répondit en partie ; « Il recevra le centuple, [dans cette vie], et héritera la vie éternelle. » (Matthieu 19: 27-29).

 

Que voulait dire Notre Seigneur par le centuple ? Bien qu'Il n'ait pas promis à Ses consacrés des bénédictions matérielles dans cette vie, Il a promis quelque chose de beaucoup plus précieux ¬— des bénédictions spirituelles. Certaines d'entre elles incluent une compréhension et appréciation plus grande de la Parole et du Plan de Dieu ; des occasions de servir et de propager Sa Parole ; des occasions de croître dans toutes les grâces du caractère chrétien ; de plus grands privilèges de prier ; des châtiments, des épreuves et des persécutions pour prouver notre loyauté envers Lui ; et la victoire sur nos ennemis — le péché, l'erreur, l'égoïsme, l’esprit mondain, etc. Et en nous montrant fidèles au Seigneur, nous avons la promesse d'une vie éternelle dans la perfection et de toutes ses bénédictions glorieuses.

 

 

Servir Dieu avec Sincérité

 

Psaume 107: 1 dit: « Louez (Remerciez) l'Éternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours ». Le mot hébreu pour « remerciez » dans ce passage est yadah. Il signifie « vénérez  » ou « adorez les mains étendues ». Bien que certains de nos amis chrétiens prennent ceci littéralement, le sens plus profond est d'adorer Dieu dans le sens de Le servir en faisant progresser Sa cause. Notre Seigneur a déclaré : « Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité » (Jean 4: 24).

 

La prière est une façon de remercier Dieu. Colossiens 4: 2 dit : « Persévérez dans la prière, veillez y avec l'action de grâces. » L'action de grâces est l'un des sept éléments de la prière. Elle doit occuper une part de plus en plus grande dans nos prières au fur et à mesure que nous grandissons dans la ressemblance de Christ. Nous pouvons même dire que le degré de sincérité dans notre gratitude envers le Seigneur dans la prière, est un baromètre de la santé de notre vie spirituelle. Éphésiens 5: 20 décrit la condition idéale : « rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de Notre Seigneur Jésus Christ ».

 

 

Les Bénédictions de la Reconnaissance

 

Avoir et exprimer de la reconnaissance nous procure de nombreuses bénédictions :

 

(1) cela nous bénit, car elle fait que chaque épreuve et sacrifice au service du Seigneur paraissent petits et faciles ; elle grandit, intensifie et exalte ainsi les grâces et les bénédictions de Dieu envers nous ;

 

(2) cela édifie et encourage ceux qui témoignent de notre reconnaissance ; et

 

(3) cela bénit Dieu et Christ, car ceux qui apprécient Leur bonté, qui méditent sur Leurs faveurs et Les reconnaissent, qui cherchent à exprimer leurs louanges, et qui, par la foi, Leur font confiance même là où ils ne peuvent pas Les retrouver, Leur sont agréables.

 

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