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LA COUPE DE NOTRE SEIGNEUR

 

Sauf indications contraires, toutes les références bibliques sont tirées de la LSG.

 

« Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m'a donnée à boire ? »

 

Jean 18: 11

 

APRÈS l'instauration et la célébration du Mémorial de la mort de Notre Seigneur, Jésus et Ses Apôtres se rendirent sur le Mont des Oliviers au Jardin de Gethsémané. Là, pendant une heure, Notre Seigneur fut confronté à Sa plus grande épreuve (Matthieu 26: 36-46). Puis, Judas, l'un des Douze, vint avec une foule nombreuse et trahit Jésus en l’embrassant. Lorsqu’ils arrêtèrent Jésus, l'apôtre Pierre tira son épée et frappa le serviteur du souverain sacrificateur, lui coupant l'oreille. Jésus exprima les paroles de notre texte, puis guérit l'oreille du serviteur (Luc 22: 51). Quelle merveilleuse leçon de non-violence ! Cela nous rappelle ce cas où les apôtres Jacques et Jean ont interrogé Jésus pour demander que le feu descende et détruise un village samaritain qui ne souhaitait pas Le recevoir. Il les réprimanda et dit : « Car le Fils de l'homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. » (Luc 9: 56).

 

Le mot « coupe » dans les symboles de la Bible est utilisé dans une variété de sens, dont celui d’expériences : (1) de joie (Psaume 16: 5) ; (2) de chagrin (Matthieu 20: 22) ; ou (3) un mélange des deux (Psaume 23: 5). La signification de « coupe » telle qu’elle est utilisée dans notre texte, « Ne boirai-je pas la coupe que mon père m'a donnée à boire » se réfère aux expériences particulières de honte et de déshonneur que Jésus savait devoir affronter dans les treize dernières heures de Sa vie terrestre.

 

L’Expérience de Jésus à Gethsémané

 

Considérons d'abord la « coupe » que Jésus a vécue à Gethsémané. Lorsqu’Il consacra Sa vie à Dieu à l'âge de trente ans, qu’Il fut baptisé dans le Jourdain quatre jours plus tard, Il fut engendré du Saint Esprit et devint une Nouvelle Créature. Pendant les trois ans et demi de Son ministère, Son cœur, Sa volonté et Sa pensée nouvellement engendrés de l’Esprit se sont développés  jusqu'à ce que chacune de ses grâces de caractère deviennent indissolublement parfaites. L'heure de Gethsémané a été le test ultime de Sa Nouvelle Créature. L'apôtre Paul se réfère à cela en Hébreux 5: 7 : « C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété ».

 

Jésus avait deux craintes : (1) qu'Il n'ait pas vécu parfaitement Sa consécration et que donc Il eût échoué sur un certain point ; et (2) qu'Il ne soit pas à même de maintenir Sa perfection pendant les épreuves cruciales qu'Il était sur le point d’affronter. Satan a sans doute été autorisé à œuvrer sur ces craintes, les rendant encore plus intenses. Que se serait-il passé si Jésus n'avait pas réussi à accomplir Sa consécration fidèlement jusqu’à la mort ? Cela aurait signifié : (1) la désapprobation de Dieu ; (2) le naufrage du plan de Dieu ; (3) l’échec à gagner l'Église comme Son épouse ; (4) le non rachat de la famille humaine et son maintien sous la malédiction ; et (5) la fin de l'existence de Jésus, sans espoir de résurrection. Il n’est pas étonnant que le chagrin l'ait presque tué, pas étonnant que « sa sueur devint comme des grumeaux de sang » (Luc 22: 44). Il n'est pas étonnant que trois fois Il ait réconforté Ses trois Apôtres les plus proches, pas étonnant non plus que par trois fois, Il ait demandé à Son Père céleste, s’il était possible, d’enlever la coupe.

 

Finalement, le Père a dit « Cela suffit », Il ouvrit les yeux de la compréhension de Jésus, l'assurant qu'Il avait maintenu Sa perfection et qu'Il allait faire preuve de fidélité jusqu’à la mort. Le Père a sans aucun doute rappelé à la pensée de Jésus les divers passages des Écritures qui lui ont donné l'assurance nécessaire, tels que :

 

Psaume 16: 8 : « J'ai constamment l'Éternel sous mes yeux ; quand il est à ma droite, je ne chancelle pas. »

 

Ésaïe 53: 9 : « On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, quoiqu'il n'eût point commis de violence et qu'il n'y eût point de fraude dans sa bouche. »

 

Cette assurance a permis à Jésus de devenir calme, prêt et résigné à boire la coupe de l’épuisement corporel, de la souffrance mentale ainsi que de la violence physique qui L'attendait.

 

Les Treize Dernières Heures de Jésus

 

Du point de vue des Juifs, mourir comme un excommunié était le paroxysme de tous les maux. La peine de mort infligée dans ce cas était la pendaison et l'étranglement, (Galates 3: 13). Auparavant, et jusqu'à son exécution, le peuple devait réfléchir, et montrer un dédain envers les condamnés. Du point de vue des Romains, mourir comme un hors-la-loi rebelle était le mal le plus condamnable, la peine de mort étant la crucifixion. Pendant celle-ci, le condamné était traité avec le plus d’humiliations possibles. En tant que Juif, la considération et le traitement que Jésus allait recevoir des Juifs était les pires des deux.

 

Alors que l'épreuve de Jésus à Gethsémané était celle de sa Nouvelle Créature, l’épreuve suivante allait être celle de Son humanité. Nous lisons dans Ésaïe 53: 3 qu'Il était « un homme de douleurs, et habitué à la souffrance. » Après Son arrestation, Il fut entraîné vers Anne, ancien souverain sacrificateur ; puis vers Caïphe, le souverain sacrificateur et gendre d'Anne ; puis vers le Sanhédrin, où Il subit un procès illégal, entraînant une condamnation fausse et arbitraire. On Lui a bandé les yeux, craché dessus, on L'a giflé, Il reçut des coups de pied, on Lui tira les cheveux et les poils de la barbe, on Le nargua. Tout ceci fut prophétisé en Ésaïe 50: 6 : « J'ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, Et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; Je n'ai pas dérobé mon visage aux ignominies et aux crachats. »

 

Jésus fut alors amené devant Pilate, le gouverneur romain de Judée, où Il subit un autre procès inique et une sentence fausse et injuste. Les soldats romains Lui fouettèrent le dos, la poitrine, le ventre, les jambes, les pieds, le visage et la tête. Ils Le revêtirent d’une vieille robe pourpre décolorée, Le coiffèrent d’une couronne d'épines, Lui remirent un sceptre de roseaux, se mirent à L'honorer en se moquant, pliant le genou et Le saluant. Ils prirent ensuite le roseau et Le frappèrent à la tête, crachant sur Lui.

 

La Crucifixion de Jésus

 

Ils Lui remirent Ses vêtements et Jésus commença la procession d’un kilomètre jusqu’au Calvaire, Le contraignant à porter Sa propre croix. Un soldat Le précédait, portant un écriteau sur lequel était inscrit Son crime. Vinrent ensuite Jésus et quatre soldats, et finalement les deux voleurs. Quand ils arrivèrent au Calvaire, les croix furent posées au sol, Jésus et les voleurs furent dépouillés de leurs vêtements puis cloués sur les croix. Ceci est prophétisé dans le Psaume 22: 16 : « Car des chiens m'environnent, une bande de scélérats rôdent autour de moi, ils ont percé mes mains et mes pieds. » Les croix furent soulevées et enfoncées dans leurs trous, occasionnant une douleur atroce. Encore une fois, nous lisons dans le Psaume 22: 17 : « Je pourrais compter tous mes os. » Chacun de Ses os ayant été disjoints, ils pouvaient être comptés séparément et distinctement. Mais dans toute Sa douleur et les moqueries, Jésus pardonna à Ses bourreaux. Après Sa mort, les soldats Lui percèrent la poitrine et le cœur (Psaume 22: 6-8, 12-15, 18).

 

Mais l'expérience la plus douloureuse que Jésus vécut en tant qu'être humain fut de se sentir abandonné par Dieu, comme nous le lisons : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Matthieu 27: 46) (Psaume 22: 1). Le Père a temporairement retiré Sa faveur et Sa communion à Jésus, parce que la sentence pour la transgression d'Adam ne fut pas seulement la mort, mais aussi l'aliénation de Dieu, une partie nécessaire des souffrances de Jésus, comme prenant sur Lui le péché d'Adam et de la famille humaine. De plus, Jésus étant un être humain parfait ressentit toutes Ses souffrances plus intensément que ne le pourrait un membre de la race déchue, car Sa sensibilité physique et mentale était beaucoup plus vive que la nôtre.

 

La souffrance fait place à l’Exaltation

 

Pourquoi Jésus a-t-il été autorisé à boire une coupe aussi amère ? Nous répondons : (1) Dieu souhaitait que se développe en Jésus le plus grand caractère qu’une créature puisse posséder ; (2) Dieu avait l'intention d'accorder à Jésus la nature divine, immortelle ; et (3) Dieu a prévu de Lui donner la plus haute fonction dans l'univers, à Son côté — d’être Son vice-gérant à travers l'univers pour toute l'éternité. Avant d'accorder une telle exaltation, Dieu devait éprouver la loyauté de Jésus par des épreuves les plus difficiles et manifester à toutes Ses créatures combien Jésus est digne de la grande récompense.

 

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